
Dans le cadre de la préparation de rentrée 2025, Le SNES FSU du Rhône a siégé au CSASD du 11 février et CDEN du 17 février.
Les déclarations liminaires portées par la FSU | |
Les documents ont été envoyé aux représentant.es du SNES dans les établissements.
Malgré l’annulation des 4000 postes prévus par le précédent gouvernement, les collèges du Rhône devront rendre l’équivalent de 19,5 postes d’enseignants (ETP). L’administration le justifie par la légère « baisse » des effectifs, -0,6% ! C’est donc un poste d’enseignant supprimé pour 18 élèves de moins pour cette rentrée.
La diminution se fait uniquement en heure poste. Le taux de HSA dans le département reste très élevé. Les heures supplémentaires alourdissent encore la charge de travail. Nous dénonçons cette augmentation qui se comprend comme un « travailler plus pour recruter moins ». De plus, les HSA renforcent les inégalités ! Dans le second degré, « les hommes ont une plus grande propension à effectuer des heures supplémentaires, percevant, en moyenne tous corps confondus 47 % de rémunérations pour heures supplémentaires de plus que les femmes » d’après le ministère. Le SNES FSU exige une revalorisation sans contreparties de toutes et tous et milite pour que l’agrégation revalorisée devienne le corps de référence dans le second degré.
Aucune UPE2A ne sera créée dans les collèges du Rhône. Pour répondre à la hausse des effectifs, une réponse inacceptable est mise en avant, l’augmentation des effectifs dans les dispositifs existants. Nous dénonçons cette mesure qui se fait au détriment de nos élèves.
La DSDEN demande de mettre en place le dispositif d’accompagnement pour les 4e et 3e avec une enveloppe de 250 heures. Cette enveloppe est financée par la baisse de l’enveloppe pour les groupes de niveaux en 6e et 5e (- 375h). La FSU demande l’abandon de toutes les mesures du « Choc des savoirs » et des textes qui organisent les groupes de niveau.
Enfin, la DSDEN a annoncé de nouveaux seuils à 32 élèves en classe de seconde pour 9 lycées de la Métropole lyonnaise suivant différents critères. C’est une amélioration mais encore insuffisante, au regard des besoins réels des établissements.