La FSU a siégé au Conseil Départemental de l’Éducation Nationale (CDEN) du 5 févier 2026.
Nous avons rappelé notre attachement à l’école publique notamment dans la déclaration liminaire :
La séance s’ouvre dans un climat de vive tension institutionnelle, exacerbé par des arbitrages budgétaires nationaux jugés contraires aux besoins du service public d’éducation. Les organisations syndicales, par la voix de la FSU, dénoncent une « frugalité imposée » aux personnels et aux élèves, alors que des milliards d’euros sont alloués aux fonctions régaliennes (armée, police) et que les exonérations fiscales aux entreprises s’élèvent à 200 milliards d’euros.
Les différents membres du CDEN s’associent à l’effroi de la communauté éducative suite aux violences ayant visé une enseignante, rappelant la mobilisation totale pour la sécurisation des espaces scolaires.
L’administration et la Métropole partagent notre constat de carence structurelle concernant la santé mentale des jeunes, mais cela dépasse le champ du ministère de l’Education nationale.
La métropole justifie la révision à la baisse des dotations par la volonté de faire diminuer les fonds de roulement des établissements et promet un retour à la normale des dotations pour l’an prochain.
Évolution de la carte scolaire et sectorisation
L’administration expose l’urgence de réguler les effectifs pour garantir la sécurité des usagers et le maintien d’un climat serein, notamment dans les secteurs en forte croissance démographique.
Elle propos une nouvelle carte scolaire pour :
- le Secteur Vénissieux / Saint-Fons (les collèges Triolet, Éluard, Michelet, Alain et Katia Kraft).
- Secteur Lyon 7e / 2e (les collèges Halimi, Jean Monnet et Ampère)
- Les secteurs Bron, Givors, Vaulx et Villeurbanne pour l’ouverture de nouvelles écoles primaires.
Nous avons pointé l’absence de concertation, notamment avec les équipes dans les établissements via les conseils d’administration et les écoles via les conseils d’école. Nous avons alerté sur les risques importants pour la mixité sociale dans plusieurs secteurs. Enfin, nous avons rappelé que les remarques formulées lors du dernier CDEN de sectorisation, qui mettaient déjà en lumière les problèmes existants, n’ont été ni entendues ni prises en compte.
