6 février 2026

CARRIERE - MUTATIONS

CAPA DE CONTESTATION D’AVIS FINAL DE BILAN DE RENDEZ-VOUS DE CARRIÈRE

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CAPA DE CONTESTATION D'AVIS FINAL DE BILAN DE RENDEZ-VOUS DE CARRIÈRE
CAPA DE CONTESTATION D’AVIS FINAL DE BILAN DE RENDEZ-VOUS DE CARRIÈRE DES PERSONNELS DU SECOND DEGRÉ, CERTIFIÉES, AGREGÉES, PLP, PEPS, PsyÉN, CPE

La CAPA de recours de demande de révision de l’avis final recteur porté sur les rendez-vous de carrière pour l’année scolaire 2024-2025 s’est tenue le 05 février 2026.

1. Le rôle déterminant des CAPA : contester est une nécessité

Cette CAPA était la dernière étape d’une procédure de contestation longue voire décourageante pour les personnels mais qui est absolument essentielle pour être rétablie dans ses droits et plus particulièrement dans son droit à l’avancement et à la carrière.
En effet, les étapes intermédiaires (à savoir la formulation d’observations en juin-juillet comme la première phase gracieuse) ne permettent pas d’obtenir un changement de l’avis final. Seules quelques modifications sur les dossiers peuvent avoir lieu à la marge : phrase déplacée, erreur de coche...

C’est uniquement en CAPA que les avis finaux peuvent être finalement revus à la hausse.

Année après année, nous avons pu obtenir des avancées importantes et il essentiel que chaque agente fasse un recours dès que l’avis obtenu n’est pas « excellent ».
Il faut savoir que, hors CAPA, aucun regard qualitatif n’est exprimé sur les dossiers des collègues qui ne sont pas ouverts, encore moins lus, pour que l’avis final soit émis !
Il est effectivement admis par les services que les avis finaux recteur sont portés sans consultation mais « numériquement » dans une approche comptable et automatisée.

Hors avis « excellent », il est essentiel donc contester son rendez-vous de carrière !

L’action de vos élues FSU a encore une fois fait la démonstration d’incohérences entre le niveau des items cochés par les « évaluateurs primaires » (cheffes d’établissment/IPR) et leurs appréciations. Des situations montraient également des appréciations littérales positives, des positionnements dans les items majoritairement « très satisfaisant » ou « excellent » et un avis final en-deçà. Toutefois, ces travers sont nettement corrigés depuis la première mise en place des rendez-vous de carrière.

Ce sont vos recours et nos interventions qui permettent ces avancées.

2. Les inégalités d’avancement : une injustice documentée et chiffrée

Une grille dite « cible » académique et « non-officielle » est utilisée pour porter les avis finaux, elle est incompréhensible et « officieuse » pour les agentes, nous la dénonçons chaque année et faisons la démonstration de ses incohérences.
Elle a été l’objet d’une évolution conséquente en 2024 : il devenait impossible de soutenir pour l’administration qu’il était juste que 26.7 % des collègues PLP avaient obtenu un avis « excellent » contre 51,39 % des agrégées en 2024.
Si les déséquilibres persistent, ils ont été amoindris par notre action à des niveaux proches de ceux de l’an dernier : encore 2 % de gagnés ! Les taux d’avis « excellent » pour ces deux corps étant avant la CAPA respectivement de 62 et 40 % en 2026.

Ce n’est encore pas satisfaisant, il reste encore à faire pour obtenir encore plus d’équité de traitement, mais on progresse.

Le deuxième effet du changement de grille a été de voir un total général tous corps confondus et tous échelons confondus d’avis « excellent » à hauteur de 46 % contre à peine 30 % lors des campagnes précédent 2024.
Les collègues obtiennent 42% d’avis à hauteur de « très satisfaisant ». On parvient donc à un total de 88% de collègues évaluées « très satisfaisant » ou plus, ce qui rend davantage justice à ce que l’on parvient à démontrer chaque année : les agentes ont à cœur leurs missions de service public, et font la preuve au quotidien de leur professionnalisme, de leur investissement et de leur engagement pour la réussite de leurs élèves.

Cela fait la démonstration que l’avancement et l’évaluation doivent être déconnectés.

Le changement de grille a eu pour conséquence de faire baisser le nombre de recours l’an dernier mais celui-ci est remonté dès cette année. Pourtant, seulement 0,04 % des 1367 collègues vont jusqu’au bout de la procédure, ce qui est bien dommage pour défendre nos/vos droits !

Plus nous sommes nombreuxses à faire des recours, plus nous gagnons :
les argumentaires et batailles de nos élues pour les TZR moins bien évaluées sur la deuxième partie de grille ont permis d’atténuer voir de gommer cette tendance.

3. Nos nombreuses victoires en faveur des collègues en CAPA

Lors de cette CAPA 2026, nous avons porté la situation des collègues entamant une seconde carrière suite à une mobilité professionnelle, parfois même au sein de l’Éducation Nationale ou de la Fonction Publique.
Leur seul et unique rendez-vous est alors au 9° échelon avec un avis pérenne qui ne rend pas compte de l’ensemble de leur carrière mais qui porte uniquement sur le dernier « tronçon » sans que leur parcours ne soit valorisé dans sa globalité.
Nous avons pu avoir gain de cause pour de très nombreux dossiers, ce qui est un progrès notamment pour que ces agentes puissent avoir une pension moins défavorable.

Nous avons pu également avoir gain de cause dans des situations particulières où le contexte d’établissement, de santé, de nouvelle affectation suite à un changement d’académie ou d’autres facteurs auront pu rejaillir défavorablement quant à la sérénité du déroulé du rendez vous.
Hors CAPA, ces situations passent « sous les radars ».

Nous avons aussi pu faire valoir des engagements particuliers autour des questions d’inclusion. Les postes UPE2A, structures spécifiques... sont trop peu regardées par l’administration qui pourtant incite ses agentes à faire preuve d’innovation et d’ambition !
Nous continuerons à porter ces mandats.

Nous nous battons chaque année sur des correctifs à faire pour équilibrer les discipline. Les iniquités sont à présent moins flagrantes même si nous avons constaté que les IPR de mathématiques usent des qualificatifs particulièrement élogieux pour aboutir à des items évalués à seulement « très satisfaisant ».
Nous avons enfin fait effacer de plusieurs appréciations, des mentions de temps partiels ou de « vie de famille » qui sont illégales, vont contre le principe d’équité entre les genres et ne sont en rien des informations éclairant l’évaluation, montrant d’emblée un biais possible de plus dans l’évaluation.

À l’issue des interventions de vos élues de la FSU, 52 % des collègues qui l’ont demandée ont obtenu une révision à la hausse de leur avis final.
Cela représente au total, cumulées sur l’ensemble des dossiers, près de 40 années gagnées en promotion.

4. L’analyse du SNES-FSU : emparez vous de vos droits !

Cependant, de TROP NOMBREUX et NOMBREUSES collègues resteront avec un avis pérenne en deçà de ce qu’ils et elles pourraient obtenir ! Alors même que leur dossier n’aura pas été ouvert ou lu, alors même que la profession manque de reconnaissance et alors que nos conditions de travail ne cessent de se dégrader.

La reconnaissance est déjà absente au niveau salarial et ce n’est pas la communication méprisante des gouvernements successifs, ou les attaques contre le statut qui vont améliorer celle-ci.

Il est très grave que cette reconnaissance soit également faussée ou absente dans l’examen de la valeur professionnelle des enseignantes. En dehors d’un avis « excellent », il faut que toutes et toutes les agentes contestent et saisissent la CAPA !

Déclaration liminaire de cette CAPA à lire ici :

Les commissaires paritaires de la FSU

Séverine BRELOT - Jérôme DERANCOURT - Cyril LE HENANFF - Jean-Pierre MURA - Virginie PAYS - Eric PEROCHEAU - Céline PORTEJOIE - Laurent SAPEY - Estelle TOMASINI - Rindala YOUNES - Alfred ZAMI

Pour en savoir plus sur votre carrière :
https://www.snes.edu/publications/les-supplements-de-lus/evaluation-avancement-promotions-supplement-de-lus-n866/
https://www.snes.edu/publications/les-supplements-de-lus/remunerations-et-carrieres-supplement-de-lus-n863/