DNB, BAC,... Examens de fin d'année

mise à jour 4 juin 2021

Bac 2021 : non au bricolage local !

La mise en place du Grand oral complexifie pour le moins l’organisation des épreuves finales : elle mobilise pour la spécialité HLP les professeur·e·s de philosophie et de lettres - qui sont déjà en nombre bien insuffisant pour les corrections et les oraux des épreuves classiques. Les différentes combinaisons de spécialités, par ailleurs, sont un véritable casse-tête pour constituer les jurys et obligent à une organisation locale après la constitution improbable par la DEC des viviers d’examinateurs·trices .
Les modalités d’organisation sont distillées au compte goutte : début juin la DEC n’était toujours pas informée des décisions concernant les épreuves de rattrapage et ce n’est qu’en milieu de semaine que les convocations pour le GO devraient arriver...

Philosophie  : lundi 31 mai le SNES-FSU académique a accompagné l’association disciplinaire des professeurs de philosophie (APPEP) en audience. Sans surprise, la DEC (Division des examens et des concours) annonce un gros problème de viviers : il n’y avait déjà pas assez de correcteurs pour corriger l’épreuve écrite, c’est donc mission impossible de trouver aussi des examinateurs pour le Grand oral. Les correcteurs auront entre 130 et 140 copies à corriger en 7 jours ouvrables, soit 20 copies numérisées par jour (les lots seront reçus vendredi 18 et il faudra les avoir corrigés pour le 29 au soir). Mais comme le dit la SG adjointe « allez courage, beaucoup de copies ne seront pas très remplies ! » Si on est de GO, on ne devrait pas être de correction sauf si des collègues prévus pour les corrections sont malades. On se demande bien alors comment les examinateurs trouveront le temps de corriger si ce n’est la nuit ou le week-end !

EAF  : A priori si on est correcteur·trice pour l’écrit, on est suppléant·e pour l’oral : c’est un acquis que le SNES académique avait obtenu lors des précédentes sessions. A l’oral, 12 candidat·e·s par jour en moyenne. La DEC prévoit que si on est d’EAF on ne soit pas de Grand oral. Cependant, en plus du bac des collègues sont convoqué·e·s pour d’autres missions (les BTS par exemple).
Les agrégé·e·s de collège et les TZR sont convoqué·e·s en renfort pour l’EAF sans décharge de cours (un courrier intersyndical sur la question a été lancé par le SNES).

Le Grand oral  : pas encore de convocation (elles devraient arriver en milieu de semaine !) les professeur·e·s de philosophie convoqué·e·s pour corriger ne devraient pas être de GO. Normalement, seul·e·s les professeur·e·s de philosophie et de lettres en charge de la spécialité HLP devraient être convoqué·e·s pour le GO et ce sont les inspecteurs·trices qui se chargent de faire les listes !

Le rattrapage : Les modalités du rattrapage posent problème : à part la philosophie en effet, aucune épreuve finale n’aura été passée à l’écrit pour la session 2021. Or, rattraper du « contrôle continu » est un concept particulier. Le ministre semblerait avoir tranché cependant -même si le 31 mai personne ne semblait au courant au rectorat : le rattrapage sera possible en philosophie mais aussi en français et en spécialités.

Copies Numérisées : lors du rendez-vous du 31 mai, les représentantes de l’institution étaient catégoriques : aucune possibilité ne serait donnée aux correcteurs·trices pour corriger sur papier, cependant, à force d’interventions du SNES-FSU, le ministère commence à bouger (possibilité de corriger sur des impressions papiers des copies scannées) mais ce premier pas doit encore être précisé : il n’est pas question que les correcteurs impriment eux-mêmes les copies ! Le plus simple est de donner accès directement aux copies papier comme nous le demandons.

Pour tout problème sur les examens, contactez-nous et n’hésitez pas alerter a DEC (dec@ac-lyon.fr) Mettez le SNES-FSU de Lyon en copie (s3lyo@snes.edu)

mise à jour 31 mai 2021

J-17 avant le début des premières épreuves terminales de cette session 2021. Les aménagements annoncés par le ministre sont loin d’avoir répondu à toutes les inquiétudes de la communauté éducative, dans certains cas, de nouveaux problèmes sont même apparus ! Pour le brevet comme pour le bac, rien n’est donc réglé.

Sur ce sujet comme d’autres, le ministre a fait fi de la fatigue engendrée par les conséquences de la crise sanitaire, des conditions inégales de préparation des élèves aux examens selon les établissements. Aujourd’hui, personnels et élèves sont dans une impasse du fait de la gestion inconséquente par le ministre de la question des examens.

Sans réponse rapide de Jean-Michel Blanquer, la session 2021 sera encore marquée par la désorganisation, les ruptures d’égalité et une forme de mépris pour le travail des correcteurs et des élèves, décidément la marque de fabrique de ce ministre.

voir l’article complet ici : https://www.snes.edu/article/commun...

mise à jour 27 mai 2021

Fidèle à lui-même, Jean-Michel Blanquer a annoncé, dans l’urgence et sans mener une réelle concertation, ses décisions pour les examens. Comme l’an dernier, impréparation, déni de réalité, obstination du ministre à n’écouter que lui-même conduisent toute la communauté scolaire dans l’impasse. A ce stade de l’année, aucune solution ne pouvait être satisfaisante !

  • Collège : le ministre n’a même pas daigné évoquer le DNB
  • EAF : sous la pression syndicale, le ministre a fini par faire bouger quelques éléments d’organisation (nombre de sujets par exemple) mais des questions restent toujours sans réponse : l’organisation des oraux, les corrections, la rémunération, le respect des conditions sanitaires… Le SNES-FSU intervient pour obtenir gain de cause
  • philosophie : la solution retenue est d’un grand mépris pour le travail des enseignants et des correcteurs https://www.snes.edu/article/bac-ph...
  • grand oral : Jean-Michel Blanquer fait primer les considérations politiques (afficher la réussite de sa réforme) sur les exigences pédagogiques. Le SNES-FSU demande la neutralisation du grand oral.

Le SNES-FSU dépose une alerte CHSCT sur ces questions et un préavis de grève est déposé jusqu’à la fin de l’année scolaire.

mise à jour 10 mai

Après les annonces de JM Blanquer le jeudi 6 mai : des aménagements qui ne répondent pas aux enjeux et aux inquiétudes qui s’expriment. Entre obstination et improvisation, l’agenda politique prime sur toute autre considération, l’affichage d’une réforme menée à son terme, plutôt que l’écoute des personnels en tenant réellement compte des circonstances exceptionnelles. Aucun mot pour le DNB : encore une fois, la situation du collège est passée sous silence !

Diplôme du BTS. Les 2 années qui auront permis à la promotion 2021 de préparer le diplôme du BTS auront été très particulières : fermetures administratives des établissements, réorganisation pédagogique, distanciel et périodes de stage réduites à 4 semaines pour valider le diplôme.

Ce dernier trimestre va donc être, lui aussi, très largement chamboulé par la crise sanitaire. Le Snes-FSU rappelle ses exigences pour les examens de fin d’année : aménagements du DNB, de l’EAF et neutralisation du grand oral.

Le Snes-FSU a demande que ces questions soient rapidement abordées : il n’est pas question de revivre l’épisode usant du printemps dernier sur l’oral de français où le ministre s’est obstiné jusqu’à la fin mai à maintenir l’oral d’EAF avant de reconnaître l’évidence. Si les textes règlementaires laissent au ministre la possibilité de prendre une décision jusqu’à 15 jours avant le début de l’épreuve, il n’est pas acceptable d’attendre début juin pour que des décisions soient prises !

Le ministère n’a apporté aucune réponse à ces questions lors de la réunion et lors de la conférence de presse gouvernementale ainsi que dans le mail envoyé à la profession dans la nuit, Jean-Michel Blanquer a, au contraire, confirmé que les épreuves se tiendraient comme prévu….