Le Conseil national du SNES-FSU s’oppose fermement à l’obligation d’organiser une cérémonie commémorative autour du 11 novembre dans les établissements scolaires. Il qualifie ce dispositif d’embrigadement et soutient les personnels qui refuseront de la préparer ou d’y assister. Il demande au ministère le retrait de la circulaire du 2 juillet 2026 et du guide d’application du 26 août. Pour faire respecter la liberté pédagogique et rejeter les intrusions militaires ou des pouvoirs locaux, le SNES-FSU a déposé un préavis de grève pour la semaine du 11 novembre.
Une rupture politique et un contexte nationaliste
Instaurée par le ministre E. Geffray, cette cérémonie d’hommage aux « Morts pour la France » rompt avec le rite républicain de la paix. Pour le SNES-FSU, elle s’inscrit dans un climat de militarisme et d’une vision réactionnaire de la jeunesse.
Confusion entre histoire, mémoire et amalgame idéologique
Le SNES-FSU dénonce un brouillage entre l’histoire critique et une « mémoire collective » imposée qui efface les pluralités et les mémoires conflictuelles de la Grande Guerre. L’extension de l’hommage à tous les morts depuis 1914 crée un amalgame qui gomme la spécificité des différents conflits et engagements.
La militarisation de l’espace scolaire
Le dispositif impose des rituels martiaux (salut au drapeau, présence militaire) en contradiction avec la culture de paix portée par l’École ! Refusons la militarisation de l’espace scolaire !
Le SNES-FSU appelle les collègues à ne pas participer, de quelque manière que ce soit, à ce genre de dérive militariste et nationaliste. Informez vos collègues, un tract et une affiche sont à votre disposition.
Affiche :
Tract :
