AESH – rémunération

Mise à jour - juin 2021 : Le 1er avril 2021, l’indice plancher des rémunération a été augmenté à 334, afin de correspondre à l’augmentation du SMIC. On notera qu’au lieu d’augmenter également la rémunération maximale (au bout de 18 ans de carrière), le ministère a conservé l’indice 363 comme indice maximal, en supprimant le 8e niveau. En bref, si les AESH en début de carrière voient leur rémunération augmenter (pour suivre l’augmentation du SMIC), leurs perspectives en au bout de 15 ans de carrière restent les mêmes..."

Après un an de combats syndicaux menés par le SNES-FSU, la nouvelle grille de rémunération, initialement promise pour une mise en place en automne par l’administration, est progressivement mise en place depuis début janvier. Mais celle-ci constitue au mieux une augmentation de 28€ par mois tous les 3 ans d’expérience. La forte augmentation de salaire observée les premiers mois correspond à un rattrapage : en effet, cette revalorisation devait être initiée en septembre 2019. Le retard pris par l’administration la contraint à verser les augmentations non reçues de manière rétroactive.

La publication d’une circulaire en juin 2019 pose les bases d’une nouvelle rémunération pour les AESH. Il aura fallu près d’un an au rectorat pour proposer une mise en place de ces nouvelles rémunérations pour l’académie de Lyon. Durant cette année, à plusieurs reprises (audiences, GT), nous avons rencontré l’administration pour formuler nos propositions. Dans le tableau ci-dessous, vous trouverez la nouvelle organisation des rémunérations : nouvelle grille, tenue d’entretien, calendrier de reclassement…

Ce qui a été retenu constitue une amélioration, mais c’est à nos yeux très insuffisant : le salaire des AESH reste indigne au regard de leur mission essentielle d’accompagnement. Nous continuerons donc à défendre les droits de tous les personnels face à l’administration, mais aussi les droits individuels de chaque AESH. Contactez-nous pour obtenir plus d’informations, ou pour vous défendre si nécessaire :

  • Par mail : s3lyo@snes.edu
  • Par téléphone : 04 78 58 03 33
Ce que le rectorat proposeNotre analyse et ce que nous avons obtenu
Grille de rémunération
Le rectorat met en place d’une grille de rémunération avec 8 niveaux, en partant de l’indice plancher 329 :

  • Une revalorisation dès la fin de la première année.
  • Une revalorisation à la fin de la 3e année, au renouvellement du CDD
  • Puis revalorisation au CDI (6 ans), puis tous les 3 ans (+6 points d’indice à chaque fois)
  • Revalorisation automatique dès lors que le contrat est renouvelé.



Grille de rémunération AESH
Initialement, le rectorat proposait un avancement tous les trois ans. Nous sommes intervenus pour obtenir une revalorisation au bout de la première année.
Toutefois, les indices restent très insuffisants : l’indice plancher correspond tout juste au SMIC, et une revalorisation de 6 points d’indice tous les trois ans correspond à une augmentation d’à peine plus de 28€ par mois (à temps complet).
De plus, la revalorisation de la première année est ridicule : environ 4.70 € par mois.
Nous continuerons donc à défendre le droit à une rémunération digne qui ne laisse pas des personnels souvent à temps partiel avec une rémunération sous le seuil de pauvreté !

De plus, les revalorisations n’étaient initialement pas automatiques, mais corrélées à un entretien (voir ci-dessous). Nous avons obtenu que ce ne soit pas le cas : si l’administration décide de maintenir un.e AESH dans ses fonctions, c’est qu’elle juge qu’il.elle est suffisamment compétente pour exercer son métier, alors dans ce cas une revalorisation doit obligatoirement avoir lieu.

Temps de travail et rémunération des AESH : le ministère n’est pas au rendez-vous : https://www.snes.edu/article/temps-...
Entretiens
L’administration met en place la tenue d’un entretien à chaque revalorisation (au bout d’un an, au bout de trois ans, puis tous les trois ans).

Pour le secondaire, ces entretiens se tiendraient avec le chef d’établissement, et auraient pour but d’évaluer les difficultés que peut rencontrer l’AESH, tout en lui permettant d’avoir un retour sur sa pratique et des conseils.
Nous avons exprimé que nous étions pour la tenue d’un entretien, sous certaines conditions, afin que l’AESH puisse avoir un bon retour sur sa pratique et que lui soit formulés des conseils d’améliorations.

Mais nous sommes intervenus sur le déroulé de l’entretien : trop souvent les chefs d’établissement ne connaissent que peu les compétences nécessaires ou les missions précises des AESH. De plus, cela laisse les personnels à la merci des chefs qui, sur le terrain, sont souvent les responsables de pressions à l’encontre des personnels. Nous avons souhaité que ce soit des personnes connaissant le métier d’AESH et ses enjeux qui mènent les entretiens, plus à même de conseiller les personnels dans leur pratique. Comme par exemple des IEN-ASH. On nous a répondu le manque d’inspecteurs rendait cette solution impossible.
Derrière le manque de moyens se cache une volonté politique : nous continuerons de défendre un entretien réalisé par des professionnels de l’accompagnement.

De plus, initialement, la revalorisation était « corrélée » à l’entretien : si celui-ci se passait mal, pas de revalorisation, même si le contrat de l’AESH était renouvelé. Nous avons obtenu que ce ne soit pas le cas (voir ci-dessus). La corrélation avec un entretien ouvrait la voie à des possibilités d’abus de la part de la personne responsable de la « notation » de l’AESH.
Reclassement
Basé sur la nouvelle grille, le reclassement de tous les AESH embauchés avant le 1et septembre 2019 se fera à l’automne prochain (octobre/novembre).

Il prendra en compte les années passées en tant qu’AESH et AVS.
Nous sommes intervenus pour demander la prise en compte des années passées en tant que CUI-CAE, mais le rectorat, suivant les consignes du ministère, ne le souhaitait pas. Ainsi, des personnels ayant effectué le même métier, mais sous un contrat différent se voient traités différemment.

Nous sommes intervenus pour savoir comment allait se dérouler le reclassement, et si les AESH allaient devoir faire des démarches, et quels seraient leurs interlocuteurs dans l’administration.
Très peu de réponses nous ont été donnés, et nous espérons en obtenir davantage d’ici l’automne. À priori, l’interlocuteur des AESH seraient les DSDEN. Pour le Rhône, il s’agit donc de M. Paccaud et de Mme Muzard.

Cette page sera mise à jour au fur et à mesure des informations que nous obtiendrons.