AESH-référent – compte-rendu du GT 17 juin 2021

Présents  : Mme De St Jean (DRH académique) et Mme Mme MOZ (directrice de l’école inclusive) animent la réunion. Des représentants des DSDEN de l’Ain, la Loire et le Rhône sont présent.es.

Ce 17 juin, la FSU et d’autres organisations syndicales étaient réunies en GT (groupe de travail) sur la mission d’AESH référent et sa mise en place dans l’académie pour la rentrée 2021. Vous trouverez dans le tableau ci-dessous les propositions de l’administration, ainsi que notre analyse.

La FSU profité de ce GT pour rappeler une nouvelle fois les difficultés liées à la mise en place des PIAL et à la précarité du métier d’AESH (rémunération faible, recrutement, formations, …) et la nécessité d’y répondre en priorité.

Les propositions de l’administration L’avis de la FSU
Création de 4 Equivalents Temps Plein (ETP) sur l’Académie soit 26 postes d’AESH-référents :

  • 6 dans l’Ain
  • 7 dans la Loire
  • 13 dans le Rhône
Trop peu de postes alors que les besoins et les demandes d’accompagnement sont importants
Création d’un avenant de 6 heures supplémentaires par semaine sur 41 semaines + prime annuelle de 600 € brut, répartie sur 12 mois

  • 6h fixes chaque semaine sur 36 semaines, réparties selon un emploi du temps
    + 30h à répartir dans l’année par l’AESH
  • Poste valable un an, renouvelable ou non, selon le choix de l’AESH ou de l’administration.
Trop peu d’heures au regard de la mission
LA FSU demande plus d’heures par semaine
Pour l’année prochaine, la mission première serait d’accompagner les AESH entrants dans le métier Beaucoup trop d’AESH débutants par rapport au nombre d’AESH-référents prévus

Fiche de poste nationale, très générale, avec un manque de précisions.
Dans l’Ain, les AESH-référents ne seront pas toujours répartis sur tout le département mais plutôt par spécialité (maternelle, autisme, lycée pro, ….).
Dans la Loire et le Rhône, ce serait des AESH à affectation « territoriale ».
Pour les AESH référents de l’Ain, difficultés à répondre à toutes les demandes, particulièrement si les AESH sont loin de ceux qu’ils aident.
La mission serait exercée en distanciel ce qui enlèverait les problèmes de frais de déplacement Inquiétude sur la transformation de la mission d’AESH-référent en « cellule d’écoute ».
Cette mission ne peut que s’accompagner d’échanges entre AESH
La question des frais de déplacement à été éludée. Or, elle se posera sûrement pour les années suivantes.
Ordinateurs et téléphones fournis C’est le minimum, nous demandons à ce que les outils techniques soient de qualités
Le lieu n’est pas encore défini Nous demandons à ce qu’il soit fonctionnel et individuel (un bureau)
Formation à la prise de poste : 30 heures (6 heures x 5 semaines car avenant sur 41 semaines) Aucune réponse concernant le contenu, ni si cette formation se fera en présentiel, en distanciel, ou les deux.
3 critères de recrutement dans le champ de l’école inclusive :

  • Expérience de 3 ans minimum
  • Expérience diversifiée
  • Avoir suivi des actions de formation
Nous demandons des précisions sur les actions de formation, les 60 heures d’entrée dans le métier en font partie, mais le rectorat précise aussi que « n’importe quelle » action de formation peut entrer dans ce cadre. Toutefois certaines actions devraient être plus valorisantes que d’autres : nous demandons des précisions.
Sélection sur entretien Qui sont les recruteurs ?
Comment sera effectuée la sélection pour des candidats aux profils proches ?
Sur le calendrier des opérations :

  • fin juin : campagne de recrutement
  • septembre : commissions de recrutements
  • Au plus tôt le 1/10 : prise de poste.
Délais trop long.
Nous demandons qu’un bilan du dispositif soit fait l’an prochain, en GT, afin que la FSU soit à nouveau force de propositions d’améliorations.

Pour la FSU, une nouvelle fois, cette mission qui semblait répondre au besoin importants d’accompagnement des AESH se réduit en terme d’heures, de nombre de postes et dans les champs d’action des AESH-référents ; une nouvelle fois à cause d’un manque de moyens qui n’est pas à la hauteur des engagements de l’Etats. Il nous a été dit que les AESH référent.es n’étaient là que pour compléter des choses déjà existantes, mais nous savons et avons répété en GT que l’existant est largement insuffisant. La FSU continue d’agir auprès du rectorat pour qu’une offre de formation plus large soit proposée aux AESH, et pour que le métier soit rendu plus attractif (meilleur salaire, statut de la fonction publique), pour pallier aux manque de personnel.