Revalorisation des AESH : des avancées ?

Après les fortes mobilisations des AESH de l’an dernier, la FSU a obtenu du ministère des discussions autour des rémunérations et des temps de travail. Cela a débouché sur une avancée significative en instaurant une grille à avancement automatique. Mais l’ensemble du dispositif est encore loin de répondre aux revendications des AESH.

Lors du Comité Technique Ministériel (CTMEN) du 21 juillet, la grille indiciaire a été définitivement arrêtée : la rémunération évolue automatiquement tous les trois ans, sans être liée à l’entretien professionnel. Les AESH seront reclassés dans cette grille en fonction de leur ancienneté dans ce métier.

Plusieurs amendements portés par la FSU ont permis d’améliorer le texte :

  • La date d’entrée en vigueur des nouvelles dispositions initialement prévue le 1er janvier décembre 2022 a été avancée au 1er septembre 2021. Les changements d’indice devraient être effectifs sur la paye de novembre avec effet rétro-actif.
  • La limitation à trois ans de la reprise d’ancienneté des CDI a été supprimée. Ainsi, les AESH qui seront en CDI depuis plus de trois ans au 1er septembre seront reclassé.es au 4eme échelon. Celles et ceux qui auront plus de 6 années d’ancienneté de CDI seront reclassées au 5eme échelon.

Malgré ces améliorations, l’instauration de cette grille ne change pas significativement la situation des AESH : vous trouverez ci-dessous les autres revendications que la FSU a portées lors du dernier CTMEN. Il nous faudra continuer les mobilisations pour obtenir d’autres avancées !

Pas de bonne défense sans une bonne information et une connaissance de ses droits !
Pour faire le point sur ce début de période, nous vous invitons à
Notre réunion de rentrée AESH
en visio le 15 septembre à 18h

Pour pouvoir participer à cette réunion, inscrivez-vous

Refus de création d’un corps de fonctionnaires

Le ministère refuse toujours la création d’un corps de catégorie B. C’est pourtant ce qu’imposent les besoins d’accompagnement des élèves en situation de handicap et la réalité précaire du métier d’AESH. La FSU a de nouveau dénoncé ce choix politique contradictoire avec les discours de façade.

Un rythme d’avancement uniforme trop lent.

La durée dans chaque échelon est fixée à trois ans. La FSU a dénoncé un recul par rapport à la circulaire du 5 juin 2019 qui préconise un réexamen de la rémunération à l’issue de la première année d’exercice. La FSU a déposé un amendement qui ramenait la durée du 1er échelon à un an et celle du 2ème échelon à deux ans. Cet amendement voté à l’unanimité des syndicats n’a pas été repris par l’administration.

Des niveaux indiciaires trop bas

Le premier niveau de la grille est fixé à l’indice majoré 335. Ce niveau d’indice est scandaleusement bas puisqu’il sera très probablement au dessous du niveau du SMIC dès le 1er janvier 2022. De même, les niveaux des 10 autres échelons de la grille ne permettent pas d’envisager une progression sensible de la rémunération. En effet, sans augmentation de la valeur du point d’indice, les changements d’échelons seront annulés par l’inflation.

Des conditions de classement trop restrictives

L’ancienneté professionnelle des AESH avant leur recrutement ne sera toujours pas pris en compte. La FSU a proposé un amendement pour conserver l’intégralité de l’ancienneté des services d’agent public et les deux tiers des services salariés dans des fonctions au moins équivalentes à la catégorie B. Cet amendement à également été voté à l’unanimité syndicale mais n’a pas été repris par l’administration.