La dotation pour les collèges de la Métropole, pour l’année 2026 correspond à 52% de celle de 2025 ! C’est le signe d’un désengagement fort de la part de la Métropole qui ne peut que susciter incompréhension, colère et indignation ! Dans ce contexte, nous avons écrit puis rencontré le 27 novembre 2025 la métropole.
Lors de cette rencontre, nous avons fermement contesté la méthode, la brutalité et le calendrier de la baisse des dotations, alertant sur des conséquences dramatiques pour le fonctionnement des établissements, le climat scolaire et la pérennité des projets pédagogiques.
Nous avons exprimé son désaccord profond sur plusieurs points fondamentaux liés à la décision de la Métropole :
- Face à des réductions atteignant jusqu’à 95 % pour certains collèges, avec des dotations de 6000€, cette dotation est une violence.
- De nombreux rejets de budgets en conseil d’administration, la rédaction de motions, des demandes d’audience, et un sentiment d’abandon de l’école publique.
- Des dotations aussi réduites contraignent les directions d’établissement à des arbitrages budgétaires qui pénalisent systématiquement les activités et projets pédagogiques. Les voyages scolaires, comme un séjour en Angleterre, deviennent impossibles à financer.
- Nous avons développé des exemples issus de remontées des sections d’établissement.
Nous avons dénoncé la méthode de calcul. L’utilisation des données du compte financier arrêté au 31 décembre 2024 ignore la consommation des fonds de roulement effectuée durant toute l’année civile 2025, ce qui conduit à calculer le budget 2026 sur la base d’une situation financière déjà obsolète et donc à sous-évaluer les besoins réels.
La vice-présidente de la Métropole en charge des collèges a rappelé le contexte financier difficile (Situation budgétaire « extrêmement tendue », baisse de l’autonomie fiscale, demande du gouvernement de participer au remboursement de la dette nationale, etc.). Elle nous a présenté cette baisse comme une rationalisation nécessaire de la gestion des fonds publics. La mesure est présentée comme une correction des disparités entre des collèges avec des fonds de roulement « extrêmement élevés » et d’autres plus modestes. Le calcul vise à garantir à chaque établissement un fonds de roulement équivalent à 90 jours de fonctionnement.
